13/01/2008Si ça peut vous renseigner... en quoi que ce soit, c'était assez drôle à faire et puis prendre un peu de recul ne me dérange pas à l'occasion !
05/10/2006A propos de mon post précédent...Bon j'ai relu mon post du 3 septembre dernier (celui qui est juste en dessous de celui-là. Oui celui que tu lis maintenant, là, tout de suite et présentement) et à bien y regarder, je me dis que ce texte explique pas mal l'un des soucis qui se pose avec le sida surtout, mais avec les autres IST aussi.
Ce besoin de faire confiance à l'autre (évoqué dans le texte de Silverberg) est contemporainement complètement biaisé par la présence de ce putain de virus. Il ne faut pas faire confiance ("se protéger" et/ou "protéger l'autre") dans un moment où l'on devrait abandonner d'autres protections. Des protections psychiques relatives au regard de l'autre, relatives au jugement. On fait confiance à l'autre lorsqu'on s'offre à lui, sachant, croyant ou espérant qu'il sera satisfait de notre corps, de notre façon d'être, de nos attentions à son égard, espérant lui procurer le plaisir qu'il nous procure; Oublions le cas ou l'on se ferait chier soi-même, la question est autre à présent : on suppose être face à quelqu'un que l'on désire et qui, on le sait, le croit ou le souhaite, nous désire en retour. En gros : aie confiance, lance-toi, lache-toi mais ne fait jamais confiance totalement... Un peu perturbant comme situation.
Depuis l'apparition du sida (quoi que les autres IST n'étaient pas très engageantes non plus, mais la plupart se guérissaient), si l'on doute déjà de soi un tant soi peu, on est pas super bien barré non plus pour résister face à l'imprévu :
"Mince, j'ai plus de capote !!! T'en as pas une ? Non... Putain j'ai trop envie... (Bon ben tant pis, on fait sans pour ce soir !) Dans ce cas là... on ne dit pas le "bon ben tant pis", on le fait sans rien dire ni l'un ni l'autre en gardant en tête une petite voix qui nous rappelle à un moment ou à un autre "tu déconnes, tu déconnes". Mais bon y'en a qui arrivent à oublier la petite voix. Et puis si le lendemain t'as des doutes, y'a le traitement d'urgence... 48 heures pour réagir... sauf que c'est quand même un traitement super lourd pendant un mois et que t'as juste pas mis la capote juste une fois... Bah si les doutes reviennent une fois les 48 heures passées, tu pourras toujours être fixé quelques mois plus tard, tu peux très bien ne rien avoir ou alors une mauvaise surprise pourrait t'attendre quand tu récupèreras les résultats de ton dépistage !
Poussons plus loin, les situations de "je l'ai pas mise juste une fois" peuvent se reproduire, les dépistages peuvent être faits ou non, et hop ! Sans dépistage, nous voilà un peu malade, rien de grave, mais bon on se demande ce qui ne va pas alors on va voir son médecin, après avoir laissé un peu traîner et paf : La prise de sang prescrite nous apprend qu'on a déjà le sida. On s'y attendait même pas. Les boules ! On a pas eu le temps de se dire qu'on était séropo qu'on est déjà entré dans la phase sida... (ouais pour ceux ou celles que ça surprendrait, même ici, c'est pas exactement pareil) Ca en fout une sacrée claque dans la gueule !
Après y'a aussi des gars qui répondront que pour le préservatif que ni l'un ni l'autre on a, "bon ben c'est pas grave, on va descendre en acheter". Putain je leur tire mon chapeau à ces gars là, capables de stopper net dans le feu de l'action; ils sont rares à mon sens ! Même si un gars qui se balade sans capote ou qui n'en a plus chez lui c'est très rare aussi à mon sens ! Alors que les deux arrivent ensemble... Mais ça doit bien arriver ! Tiens pour des plans en extérieur ça doit se produire souvent même !
Enfin tout ça pour dire que dans le cas où l'on serait pas sûr de soi à 100%, relativement au regard de l'autre, relativement aussi à pleins de petits tracas de la vie (qui peuvent être de gros tracas), quand on a un peu trop levé le coude aussi, pas surprenant qu'on puisse baisser sa garde. Pour que qu'on ai pas encore intégré la capote comme un reflexe de Pavlov, pour peu qu'on soit dans une période où l'on apprend. Si on se retrouve pas face à quelqu'un qui nous aide aussi un peu, on fait quoi ? Pas surprenant, donc qu'on puisse baisser sa garde, peut-être, mais on peut p'tet aussi éviter ça, des propositions ? (j'en ai quelques-unes de mon coté)
Mon but c'est pas de faire des leçons de morale, j'imagine des situations dans lesquelles je pourrais me retrouver pour X ou Y raison ! Croire que ça n'arrive qu'aux autres, c'est pas trop mon principe de fonctionnement (surtout s’il s'agit de gagner 500 euros au Morpion (le jeu à gratter), j'espère toujours, même si j'ai eu récemment la chance de dépenser 52 euros à cause de 2 vrais morpions retrouvés un sur le bras et l'autre dans le cou).
Ne pas croire que ça n'arrive qu'aux autres (disais-je donc) dans le mauvais sens (faire une boulette, choper une saloperie, me fâcher connement avec quelqu'un, etc.) comme en positif (reprenez l'exemple du morpion cité plus tôt) me semble important, voire essentiel. En gros j'suis pas naïf, mais j'perds pas non plus espoir. Et je garde comme phrase fétiche : La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Citation de PD, dont j’adore les initiales ; les plus malin-e-s trouverons qui se cachent derrière ces initiales… enfin les gens qui l’aiment bien trouveront plus vite !) 03/09/2006Le frisson du contrat"Non, le sexe est bien plus qu'une contraction du bas des reins; c'est la célébration d'une union spirituelle, d'une confiance mutuelle. Chacun de nous dit à l'autre, là dans le lit : je m'offre à toi dans l'espoir que tu me donneras du plaisir, et je vais m'efforcer de te donner aussi du plaisir. Appelons cela le contrat social. Le frisson réside dans le contrat, et non dans le plaisir, qui n'est que son application.
Vous dites aussi : voici mon corps nu, avec toutes ses imperfections, que j'expose devant toi en toute confiance, sachant que tu ne te moqueras pas. Et vous dites : j'accepte ce contact intime avec toi, même en sachant que tu pourrais me transmettre une horrible maladie. J'accepte de prendre ce risque, parce que tu es toi. [...]
Toutes ces choses sont bien plus vitales que les brefs plaisirs. Et c'est pourquoi les instruments de masturbation mécanique n'ont jamais remplacé le sexe, et ne le remplaceront jamais. "
Robert Silverberg dans Les temps Parallèles
(Ben ouais, la SF se montre souvent très surprenante !)
PS : ce texte fait état d'une relation sexuelle entre un homme et une femme à Constantinople, vers 1500, donc pas étonnant qu'on ne parle pas de capote, ça n'existait pas. 08/11/2005Alerte au fascismeAlors non seulement je dois me coltiner l'étiquette 93 simplement parce que j'y habite et que médias et crétins s'y sont mis de concert pour décréter que c'était une zone intellectuellement sinistrée, mais en plus maintenant, à cause de voitures qui brûlent (je ne vois pas pourquoi c'est si surprenant, même si ça doit être assez énervant de voir 5 à 10000 euros partir en fumée), je n'aurais plus le droit de me déplacer librement chez moi. Couvre feu !
J'veux bien comprendre les conducteurs de bus et de trains qui flippent et qui ne veulent pas circuler, mais si moi j'ai envie de prendre mes rollers ou mon vélo et que je veux continuer à vivre en paix, c'est, pour le coup, des maires extrémistes et un gouvernement à la limite voire dans le franc liberticide qui se décident à réagir.
Je me demande bien pourquoi ça les fait tant chier. Les actions et les ventes des constructeurs automobiles vont certainement remonter grâce à ce que ces carriéristes (qui n'ont jamais pensé au peuple) qualifient respectivement de "racaille" pour la droite et de "sauvageons" pour la gauche.
Arf, mais bien sur, j'avais oublié, il n'y a pas que les voitures qui sont recouvertes de suies quand elles brûlent, l'aura providentielle de nos politicards s'en trouve pareillement ternie. En pleine guéguerre pré-électorale, ça la fout un peu mal de devoir admettre qu'on a jamais rien fait depuis 30 ans pour prévenir une telle situation. Et puis ça pourrait vouloir dire qu'il en est de même dans bien d'autres domaines.
Mes respects aux victimes de ces politiciens : les habitants de la banlieue de la France. Et je pèse mes mots, il n'y à plus visiblement de France, pays composée de villes et de leurs banlieues. Il y a un pays qui vit et sa banlieue, autour, qui n'en était pas vraiment partie intégrante depuis plusieurs années, plus ou moins calme, un peu à l'écart. Ben là putain, tout à coup, on réalise que ce pays exotique qu'est la banlieue, il est tout proche. Tellement proche qu'il arrive à faire brûler les voitures des honnêtes gens de Paris et de province. Les sauvages que vous avez élevés sont à vos portes. Tremblez O petits français. Il se peut même qu'un jour il soit parmi vous, qu'ils sortent des tours et des barres en bétons, qu'ils deviennent vos voisins, qu'ils deviennent vos patrons.
Mais c'est étrange, faut croire que ça fait plus peur encore que de se dire qu'ils pourraient être des amis…, puisque tous vos représentants ont oeuvré pour que ça n'arrive que le plus tard possible. Jamais, à choisir.
Et là je ne sais toujours pas si j’ai le droit de vivre librement ce soir ou si je risque 3750 euros d’amende pour avoir eu envie de sortir de chez moi après minuit. Pas grave, minuit de toute façon ce n’est pas une heure civilisée : Dors, travaille, mange, regarde la télé, consomme, dépense et ne pense pas !
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